Refaire l'électricité d'un appartement ancien à Lyon : par où commencer
Vous achetez dans l'ancien à Lyon ? Les 6 signes qui imposent de refaire l'électricité, l'ordre des travaux, le budget réel et les pièges de la copropriété.

Vous venez d'acheter un appartement dans l'ancien à Lyon, ou vous êtes sur le point de signer. Le diagnostic électrique annonce une liste d'anomalies, le tableau fait peur à regarder, et personne ne vous dit par quel bout prendre le problème. Voici l'ordre dans lequel nous procédons sur le terrain, et ce que chaque étape coûte réellement.
1. D'abord savoir si tout est à refaire
C'est la question qui détermine tout le reste, et la réponse ne dépend pas de l'âge de l'immeuble : elle dépend de l'état des câbles. Six signes imposent une rénovation complète plutôt qu'une simple remise à niveau :
- Des fils sous gaine tissu, reconnaissables à leur aspect textile : isolant d'avant les années 1960, il s'effrite.
- Aucune terre dans les prises, ou une terre présente seulement dans la cuisine et la salle de bain.
- Un tableau à fusibles en porcelaine ou à broches, sans aucun différentiel 30 mA.
- Des sections de câble insuffisantes : du 1,5 mm² alimentant des prises, là où la norme impose 2,5 mm².
- Des boîtes de dérivation introuvables, murées derrière un enduit ou un doublage lors d'anciens travaux.
- Des rallonges et multiprises permanentes dans chaque pièce : le signe qu'il manque structurellement des prises.
Si vous cochez deux de ces cases ou plus, une rénovation électrique complète revient moins cher que trois années de réparations successives. Si l'installation est saine mais incomplète, une mise en sécurité suffit : tableau, différentiels, terre, liaison équipotentielle de la salle de bain.
2. Ce que le bâti lyonnais change concrètement
Dans un immeuble de canuts de la Croix-Rousse ou des pentes, les murs font 40 à 50 cm en pierre ou en pisé, les plafonds montent à 4 mètres et les planchers sont en bois. Dans un haussmannien de la Presqu'île ou du 6e, les moulures et les parquets imposent des cheminements discrets. Dans une résidence des années 1960-1970 du 3e ou du 8e, les cloisons sont légères mais le tableau d'origine est saturé.
Conséquence sur le devis : dans la maçonnerie, chaque mètre de saignée coûte 99 € TTC pose et rebouchage compris, et chaque boîte encastrée 38,50 € TTC. Sur un T3, trente mètres de saignée et trente boîtes représentent environ 4 100 € TTC en plus du reste. C'est le poste que les devis trop bas oublient de chiffrer, et celui qui explique la plupart des écarts entre deux propositions.
3. L'ordre des travaux, celui qui évite de payer deux fois
L'électricité ne se décide pas après les autres corps de métier : elle se cale avant.
- Visite technique et devis. On ouvre le tableau, on contrôle chaque circuit, on mesure les distances. Devis détaillé sous 48 h.
- Plan d'implantation pièce par pièce. Où iront le lit, le canapé, la télé, le plan de travail. C'est là que vous décidez du nombre de prises, pas une fois les murs fermés.
- Curage et dépose de l'ancienne installation, coffret de chantier pour alimenter les autres corps de métier.
- Passage des gaines et des câbles — impérativement avant le plaquiste, avant le cuisiniste, avant la chape.
- Tableau électrique et GTL, dimensionnés avec 20 % de réserve pour les ajouts futurs.
- Rebouchage des saignées, murs rendus prêts à enduire.
- Appareillage et mise en service après les peintures : prises, interrupteurs, points lumineux, tests de chaque circuit et de chaque différentiel.
L'erreur la plus coûteuse que nous voyons : faire poser les cloisons ou la cuisine avant d'avoir arrêté le plan électrique. Ajouter une prise après coup dans une cloison fermée, c'est rouvrir, refaire, repeindre.
4. Le budget, en ordre de grandeur
Pour une rénovation complète, TVA 10 % incluse, hors saignées en maçonnerie :
- Studio / T1 : 4 700 à 6 600 € TTC
- T2 : 5 700 à 8 100 € TTC
- T3 : 6 600 à 10 500 € TTC
- T4 : 7 800 à 13 300 € TTC
Le détail poste par poste et ce qui fait varier le prix se trouve dans notre guide des prix 2026. Pour une estimation chiffrée en deux minutes, notre simulateur calcule pièce par pièce et dimensionne le tableau selon la norme NF C 15-100.
5. La copropriété : ce qui n'est pas à votre charge
Trois éléments ne relèvent pas de votre devis d'électricien, et les découvrir en cours de chantier coûte du temps :
- La colonne montante, qui amène le courant jusqu'à votre palier : elle relève du distributeur ou de la copropriété.
- Le compteur et son emplacement : un déplacement passe par Enedis.
- La gaine palière et les parties communes : toute intervention demande l'accord du syndic.
Le détail de cette frontière, élément par élément, est dans notre article rénovation électrique en copropriété : ce qui relève du syndic. Pensez aussi aux horaires de travaux fixés par le règlement de copropriété, à la protection de la cage d'escalier et à l'évacuation des gravats — un sujet sérieux dans les immeubles sans ascenseur des pentes ou du Vieux Lyon.
6. Combien de temps, et peut-on rester sur place ?
Comptez 1 à 3 semaines selon la surface, l'état des murs et le mode de pose. Dans un logement vide, on va plus vite. Si vous habitez déjà sur place, on avance pièce par pièce en maintenant une alimentation provisoire : c'est faisable, comptez quelques jours de plus.
Les trois questions à poser à chaque devis
- Le rebouchage des saignées est-il inclus ? Chez beaucoup d'artisans, non. C'est la première source de mauvaise surprise.
- Combien de circuits, et quelle réserve au tableau ? Un tableau sans réserve, c'est un tableau à changer au prochain projet.
- Que recevrez-vous en fin de chantier ? Schéma du tableau, repérage des circuits, plan d'implantation et photos des gaines avant fermeture des murs. Ces documents servent à la revente, à l'assurance, et à savoir où percer sans risque dans dix ans.
Parlons de votre appartement
MASELEC, artisan électricien à Vénissieux depuis 2020, intervient à Lyon et dans un rayon de 30 km. Visite technique gratuite, devis détaillé sous 48 h, saignées rebouchées, dossier complet en fin de chantier.
📞 04 23 10 72 69 — contact@maselectricite.fr — Voir notre service rénovation d'appartement
FAQ
Faut-il refaire l'électricité avant ou après la cuisine ?
Avant, toujours. Les circuits spécialisés (plaques, four, lave-vaisselle, lave-linge) et les prises du plan de travail se posent avant l'arrivée du cuisiniste. Une cuisine posée sur une installation insuffisante se démonte pour être reprise.
Peut-on refaire l'électricité sans casser les murs ?
Oui, en pose apparente sous goulotte. C'est 15 à 30 % plus cher sur la pose mais ça évite les saignées, ce qui est pertinent dans un logement déjà rénové ou sur des murs anciens fragiles. Dans les immeubles lyonnais aux murs épais, c'est souvent le meilleur compromis.
Un Consuel est-il nécessaire ?
Lorsque l'installation est entièrement refaite et que le distributeur doit la remettre sous tension, une attestation de conformité visée par le Consuel est demandée. On vous indique dès le devis si votre chantier est concerné.
La TVA à 10 % s'applique-t-elle ?
Oui pour des travaux d'amélioration dans un logement achevé depuis plus de deux ans, sur simple attestation de votre part. En neuf, c'est 20 %.
